« J’ai créé cette entreprise parce que j’ai senti le besoin d’être utile à ma communauté et de faire découvrir l’identité culturelle de l’Afrique aux enfants »

Ses qualités managériales sont reconnues en Côte d’Ivoire et à l’international. Adja SORO évolue dans un secteur très concurrentiel : la production audiovisuelle et l’édition. Elle nous raconte tout sur sa vision entrepreneuriale..

Nous allons démarrer par une présentation de vous et de votre entreprise.

Merci infiniment pour l’opportunité. Je suis Adja SORO, j’ai fondé deux entreprises que sont Voyelles Éditions, une maison d’édition qui fait la promotion de la culture africaine auprès des enfants et le STUDIO KÄ qui a la même vocation que la première entreprise, celle de promouvoir la richesse culturelle de l’Afrique à travers des dessins animés et des productions audiovisuelles.

Comment vous est venue l’idée de créer cette entreprise ?

J’ai créé cette entreprise parce que j’ai senti le besoin d’être utile à ma communauté et de faire découvrir l’identité culturelle de l’Afrique aux enfants. Vous savez le monde aujourd’hui évolue à une vitesse vertigineuse. On n’a pas forcément le temps de s’accrocher à quelque chose et on perd facilement nos repères. J’ai eu le rêve de renforcer la fierté des enfants d’Afrique à travers des histoires des
hommes, des femmes et des peuples de ce continent. J’ai lancé Voyelles Éditions parce qu’il demeure important de faire lire les enfants, le STUDIO KÄ parce que les enfants adorent les dessins animés.

Quels sont les produits et services principaux de vos entreprises ?

Voyelles Éditions a un magazine qui s’appelle Brune qui paraît depuis 2018 et qui parle des civilisations anciennes et contemporaines africaines. Nous avons publié des magazines spéciaux pays. Ceux du Cameroun, du Bénin, de l’Angola et de la Côte d’Ivoire sont déjà parus et nous y racontons aux enfants leur histoire. Nous avons actuellement en production des cahiers de colorage qui permettront aux enfants de prendre du plaisir tout en découvrant l’Afrique. Au niveau du STUDIO KÄ, nous sommes en pleine production d’une série animée qui relate l’histoire de héros africains. Ce seront 16 épisodes racontés comme savent bien le faire nos parents du village.
Cette production est également inspirée d’une rubrique du magazine Brune appelée Voilà pourquoi..

Aujourd’hui quels sont vos challenges ?

Sans hésiter, je dirai maintenir toujours ma ressource humaine au top niveau, parce que de la qualité de cette ressource dépendront toutes nos productions. En Côte d’Ivoire, nous n’avons malheureusement pas d’école d’animation, embaucher un personnel qui a l’expertise, ça coûte très cher. Alors nous sommes obligés de former nous-mêmes notre personnel sur le tas et le résultat heureusement est satisfaisant.

Quelles sont vos projections dans 5 ans ?

Dans 5 ans nous espérons toucher une majorité de pays francophones africains et pourquoi ne pas faire diffuser nos productions dans des pays anglophones. Nous avons la chance d’être dans un domaine où la demande est forte.
Les chaînes de télévision et des institutions sont toujours à la recherche de contenus de qualité qui pourraient intéresser les enfants. Alors je dirai que dans 20 ans nous espérons être le futur Disney d’Afrique.

Parlez-nous de vos relations professionnelles avec Comoé Capital et Orange Côte d’Ivoire.

D’abord avec Orange ça ne date pas de maintenant. Cette entreprise m’a fait confiance à mes débuts. Je n’étais, je m’en souviens, qu’à l’étape de l’idée et elle a tout de suite aimé la pertinence du projet qui est celle d’orienter l’intérêt des enfants vers leur identité culturelle.
Avec Comoé Capital, il faut noter que c’est notre partenaire Orange Côte d’Ivoire qui nous a introduit auprès d’elle. Elle a également été fortement intéressée par l’idée de valoriser la culture africaine par les livres et les dessins animés. C’est Comoé Capital qui visualise en premier nos productions et son avis nous permet d’améliorer et d’être fières de notre travail. Notre relation aujourd’hui va au-delà du simple investissement, c’est une collaboration plus qu’étroite qui nous lie.

Au cours de votre parcours entrepreneurial, vous avez glané des prix. Parlez-nous de ces lauriers.

Le premier prix que nous avons obtenu est celui de l’entrepreneur social contenu culturel pour l’Afrique et le Moyen-Orient décerné par Orange. Ensuite nous avons reçu un prix du patronat ivoirien la CGECI, il y a le prix de l’initiative culturelle avec l’association des écrivains de Côte d’Ivoire. J’ai été admise au programme du gouvernement américain appelé Mandela Fellow et nous avons été le coup de coeur de l’entreprise féminine 2019 de Total Côte d’Ivoire. Nous sommes fières de ces prix.s.

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